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En pratique, la question est technique.
Mais en fait, la technique est plus que pratique!

 

Indiefotog n’enseigne pas la photo-
graphie. Il le pourrait.
La pratique de la technique sert d’abord l’art photographique!
Indiefotog c’est un tracé; une figure de l’Art dans la technique

INDIEFOTOG business card frontLes passions ont autant de façons de prendre forme qu’il existe d’individus qui les développent; on le sait,  c’est un cliché! Il est, pour autant, toujours agréable de poser le regard sur le parcours de passionnés que l’on découvre…

Ainsi, chez Indiefotog, la passion de la photographie s’est encrée bien avant qu’il n’ait pris un seul cliché! Né en 1960 à Montréal, c’est lors du passage de L’Exposition Universelle de 1967 que paraîtront les premiers signe de cette inclination qui allait vite se transformer en coup de cœur: une tante qu’il verra capter des instants de l’époque charnière que fut la fin des années soixante; des revues et, surtout des livres qu’il reposera tous les soirs sur sa table de chevet…
Mais, toujours pas d’appareil pour matérialiser les découvertes fantastiques qu’il faisait. Il lira et relira ces trois livres1

Encore aujourd’hui, la constance de sa démarche prouve bien à quel point cette passion naissante, chez le garçon de huit ans, n’était pas fugace!
Plus encore, il lui fallu attendre jusqu’à l’âge de 20 ans pour avoir son premier appareil photo! …on peut presque le voir en 3D, devant la vitrine du grand magasin LaSalle, à 12 ans, convoitant un Miranda Sensorex; lui, du moins, s’en souvient très bien!

Qu’à cela ne tienne! Il aura, au cours de son adolescence, pu expérimenter la mécanique de la photographie, en maniant des appareils d’amis et même, à quelques reprises, la chambre noire des privilégiés qui en possédaient une à la maison! «Mais, insiste t-il, je jure que la première fois où j’ai eu la chance d’avoir un appareil entre les mains, je savais exactement quoi faire!» (Marci! Antoine Désilet!)

Les Planches de la Rue

Ceci expliquant cela, on comprendra qu’à partir du jour de son premier appareil photo (nous sommes donc début ’80s) il ne faudra pas longtemps à Indiefotog pour se retrouver sur le sentier de sa carrière!

On le retrouvera tantôt sur un plateau de télé (Ad Lib), tantôt dans divers médias imprimés (dont Continuum) et pour certaines organisations (dont la TCRI2). Les arts de la scène et le portrait sont deux

 

domaines qu’il affectionne particulièrement, et ces différents secteurs d’activités lui auront permis d’en explorer autant de niveaux de captation.

Interaction entre l’Humain
et la vie urbaine

Mais de tous les théâtres que la photographie permet d’exposer, c’est celui du quotidien de la Rue qui l’attire le plus! Autant pour sa marginalité que pour ses défis techniques; autant, aussi, pour son humaineté que pour son imprévisibilité! Il n’est donc pas étonnant de constater l’évidente préférence de Indiefotog pour la photographie Noir et Blanc. Il se dit être «stimulé par son esthétisme»: en fait, ce qu’il aime plus particulièrement, c’est «la distanciation que le N&B assure, face au sujet, qui le distingue de la Couleur! (…) Il permet une interprétation plus fidèle de la réalité, alors que la couleur tente davantage de refléter cette même réalité».

Modernité de la pellicule
Texture du numérique

Le support qu’est la Pellicule, affectionné par Indiefotog, semble bien abonder dans le même sens , mais il n’est pas de ceux et celles qui condamnera le Numérique pour autant, l’important étant, pour lui, l’expression de sa vision personnelle de la réalité! Ici encore, c’est le Noir et Blanc qui le sert indéniablement.

Pour compléter cette réflexion, Indiefotog rappelle que si la couleur tend vers le reflet de la réalité, comme il en va aussi du 3D, la photographie Noir et Blanc tient, quant à elle, davantage de la réalité intérieur; de la vision personnelle de la réalité…

Là se situe, sans contredit, le lien entre le poète et le photographe. On comprendra aisément la place que tient (ou ne tient pas) le post-traitement dans son œuvre: légère corrections ou ré-équilibrage du rendu, sans plus. Pour Indiefotog: «Dans l’art-photographique, il ne faut pas tendre vers l’art-graphique — sinon ce n’est plus de l’art-photographique!». Voilà, certainement, où peut se situer une saine discussion sur les genres!

Il va donc sans dire que pour lui, «Il importe de ne pas ajouter: l’idée est de rendre le résultat le plus conforme à la vision personnelle, sans induire de paramètres supplémentaires (filtres, effets graphiques/numériques etc.) Ses nombreux clichés utilisant la réflexion (lumières, vitrines etc.) en font foi!

 


 

Notes:
1Antoine Désilet: (Apprenez la photographie avec […]; La technique de la photo; Je développe mes photos.)
2– Table de Concertation des organisme au service des personnes Réfugiées et Immigrantes
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http://indiefotog.com/blog-3/Entrevue et rédaction; Réjean Leroux:
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